Une nouvelle étude examine les inquiètudes de l’Europe vis-à-vis de la technologie

Et dévoile les opinions d’experts de dirigeants d’entreprises et de salariés sur les nouvelles technologies et leur impact

Une nouvelle étude examine les inquiètudes de l’Europe vis-à-vis de la technologie

Une nouvelle étude détaillée publiée aujourd'hui examine les attentes et l’attitude de l’industrie à l’égard de l’évolution technologique dans les secteurs du commerce, de la santé, de l’industrie, de l’éducation et du monde de l’entreprise. Commandée par Epson, cette étude a testé le niveaux d’adhésion de 7 000 dirigeants d’entreprises et salariés issus des cinq plus grandes économies européennes à l'avis de 17 experts mondiaux. Selon les résultats obtenus, plus de la moitié (57 %) des travailleurs européens pensent que les modèles industriels et organisationnels seront bouleversés par la technologie et 6 % sont convaincus que leur poste n’existera plus dans le futur. Cela étant, quand elles comprennent comment la technologie pourrait façonner leurs environnements de travail, 71 % des personnes interrogées accueillent l’avenir avec optimisme, et 65 % déclarent vouloir se former à de nouvelles fonctions.

Toutefois, cet optimisme pourrait être vain si les entreprises elles-mêmes ne s’efforcent pas de maximiser les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Comme l’affirment plus des trois quarts des personnes interrogées, la technologie permettrait « d’augmenter les profits » et « de créer de nouvelles opportunités de croissance », pour les entreprises prêtes à saisir les opportunités qu’elle représente. Cependant, seulement 14 % des salariés considèrent leur entreprise comme « excellente » dans le suivi des évolutions technologiques, et 26 % estiment qu’elle ne sait pas former les salariés à l’utilisation des nouvelles technologies. Il Reste donc à savoir à incombe d'en favoriser l'intégration et l'utilisation de ces nouvelles technologies.

CONCLUSIONS PRINCIPALES

  1. Un risque de désengagement : 6 % des travailleurs ont indiqué qu’ils « perturberaient délibérément la mise en place de la technologie » si leur poste était menacé. Ce chiffre grimpe à 12 % pour les plus jeunes et augmente encore davantage chez les hauts dirigeants (17 %).

  2. L’écart intérêt-connaissance : les personnes interrogées trouvent « attrayantes » les nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, la réalité augmentée, les technologies à porter sur soi, les technologies collaboratives et la robotique, mais ont le sentiment de peu les connaître.

  3. Gains rapides ou efficacité sur le long terme: près d'un tiers des personnes interrogées pensent que leur entreprise ne sait pas bien communiquer au sujet de l’impact de la transformation technologique sur les postes. Par ailleurs, si 65 % des personnes interrogées déclarent que leur entreprise sait bien former ses salariés à l’utilisation des nouvelles technologies, les employeurs semblent être meilleurs dans l’acquisition de nouveaux talents lorsque des compétences technologiques sont nécessaires (60 %), plutôt que dans la reconversion de salariés susceptibles d’être licenciés. En effet seul 47% des sondés reconnaisent cette qualité à leur entreprise.

  4. La recrudescende de la créativité: 52 % des travailleurs actuellement en entreprise imaginent que le monde du travail de demain sera moins axé sur la productivité et les résultats, mais qu'il deviendra plus flexible, réalisable à distance et davantage personnel, un lieu propice à un travail créatif et spontané. En outre, 71 % des personnes interrogées pensent que l’intelligence artificielle pourra remplacer les humains aux postes répétitifs et codifiés, et 65 % d’entre elles s’accordent à dire qu’elle permettra de se concentrer sur les aspects créatifs.

  5. Le grand remaniement organisationnel 74 % des personnes interrogées estiment que le concept d’individu attaché à une seule entreprise va s’affaiblir encore davantage avec le temps et que les postes vont devenir plus flexibles.

  6. Le shopping ultra personnalisé reposera sur l’échange de données : 72 % des Européens qui travaillent aujourd’hui dans le secteur du commerce, pensent que le shopping sera plus personnalisé grâce à l’identification automatique des clients dans les magasins et à un personnel offrant de meilleures expériences, dynamisant ainsi les commerces. Cependant, même si près de la moitié (49 %) des personnes interrogées admettent que le big data aura un effet positif sur l’industrie, 42 % imaginent que les clients ne n'échangeront pas la confidentialité de leurs données pour une expérience d’achat plus personnelle et sur mesure. (Ce chiffre passe à 64 % chez les personnes âgées de 50 ans et plus, et à 50 % seulement parmi la génération Y, soit les 18-26 ans.)

  7. Personnalisation, localisation et relocalisation : 65 % des personnes interrogées pensent que les produits seront imprimés à la demande, et non plus fabriqués en masse, et ce en partie grâce à l’impression 3D qui, selon 60 % des personnes interrogées, permettra aux entreprises manufacturières de relocaliser leurs activités.

  8. La cybersécurité est la plus grande menace qui pèse sur l’industrie : 67 % des travailleurs européens du secteur de l’industrie estiment que la cybersécurité pose la plus grande menace ; ce chiffre passe à 76 % chez les dirigeants.

  9. Dans le secteur de la santé, les nouvelles technologies devront être accompagnées d'un changement de mentalité: 71 % des travailleurs du secteur de la santé voient d'un bon œil les avantages de la technologie et le meilleur accès aux données de santé mais aussi reconnaissent les avantages des nouvelles technologies, notamment la robotique, l’impression biologique et 3D et la réalité augmentée. Néanmoins, dans un secteur où les délais sont extrêmement serrés, 70 % des travailleurs s’accordent à dire que le temps nécessaire à l’apprentissage de nouvelles compétences pourrait retarder la mise en œuvre de la technologie.

  10. L’enseignant, un coach de vie : selon 70 % des personnes interrogées, les enseignants seront libérés de nombreuses tâches s’ils trouvent le juste équilibre entre formation et technologie d’apprentissage, et pourront ainsi se focaliser sur leur rôle essentiel de guide ou « coach de vie ».

« Il est tout à fait naturel d’être préoccupé par les évolutions technologiques. Toutefois, si la technologie est bien gérée, elle offre également une formidable opportunité, déclare le président d’Epson, M. Minoru Usui. Peu importe nos moyens actuels, notre avenir sera différent. Comme le montrent ces conclusions, il est urgent que les gouvernements, les entreprises et la société dans son ensemble échangent davantage afin de veiller à ce que nous possédions tous les compétences nécessaires pour occuper de nouvelles fonctions et relever de nouveaux défis.

« La façon dont nous réagissons à cette évolution déterminera nos postes dans les 10 à 20 prochaines années, ajoute-t-il. La technologie nous connecte à de nouvelles possibilités. En tant qu’entreprise, Epson s’engage à faciliter une évolution technologique positive en développant des solutions qui permettront aux travailleurs d’être plus efficaces et plus productifs. Nos technologies de pointe, comme les technologiesà porter sur soi, la robotique, les technologies d'impression et l'imagerie, sont prêtes à nous offrir une version positive de cet avenir. »

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