Secteur de l’éducation en Europe : le grand fossé technologique

Secteur de l’éducation en Europe : le grand fossé technologique

Dans le monde numérique actuel, les institutions éducatives européennes ont la responsabilité de donner aux jeunes les compétences technologiques nécessaires à leur travail de demain. Toutefois, une étude indépendante, récemment mandatée par Epson, montre que les équipes informatiques du secteur de l’éducation en Europe restent à la traîne.

Selon l’étude ICILS (IEA International Computer and Information Literacy Study), la majorité des enseignants pensent que les technologies innovantes utilisées en classe sont des outils primordiaux pour développer les compétences nécessaires sur le lieu de travail au 21e siècle, notamment l’apprentissage en autonomie, l’esprit critique, la capacité à résoudre des problèmes concrets, la communication et la collaboration, la créativité et la culture numérique[1]. Et pourtant, la moitié des participants en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni sont conscients des besoins technologiques de leur organisation mais n’y répondent pas activement. En Italie, plus de la moitié (57 %) des personnes interrogées admettent ne pas s’occuper des problèmes, alors que l’Espagne se révèle meilleure élève avec seulement 28 % des participants les ignorant.

En outre, 38 % des acheteurs informatiques du secteur de l’éducation ne s’informent pas de manière proactive sur les nouvelles technologies dans les pays mentionnés ci-dessus. Cette difficulté est particulièrement pertinente en France, où plus de la moitié des acheteurs informatiques admettent ne pas être à la page, contre seulement 30 % en Espagne, 32 % au Royaume-Uni, 40 % en Allemagne et 41 % en Italie.

La mise à niveau des équipements s’avère problématique

De plus, près d’un quart de l’équipe éducative signale que les restrictions sur la mise à niveau des équipements sont « toujours » ou « fréquemment » un frein à leur utilisation de la technologie. Les équipes éducatives en France et en Allemagne semblent moins affectées avec 15 % à 18 % des participants soulignant cette situation. À l’inverse, un tiers des employés italiens mentionnent ce problème dans leur secteur. Lorsqu’on leur demande le type de technologie que leur organisation devrait améliorer ou fournir, 43 % des équipes éducatives indiquent les ordinateurs portables, suivis de près par les imprimantes (40 %).

Réagissant aux résultats de l’étude, Hans Dummer, Responsable de la Division Projecteurs chez Epson Europe, déclare : « Les résultats de l’étude montrent que les équipes informatiques doivent mieux répondre aux besoins et suivre le rythme des nouvelles technologies afin que les enseignants ne se retrouvent pas avec des équipements obsolètes. Cependant, lorsque les budgets se resserrent, les pressions s’accentuent encore. Le passage à des produits économiques à l’achat comme à l’entretien est un point clé pour résoudre ces problèmes. »

L’amélioration passe absolument par la formation des enseignants

Mais le manque de technologie moderne n’est pas la seule raison qui empêche les institutions éducatives de tirer le meilleur parti de la technologie en classe. Les enseignants doivent être formés correctement afin de se sentir en confiance pour introduire les nouvelles technologies et les utiliser de manière adéquate dans leurs apprentissages. Toutefois, 31 % des participants identifient une formation insuffisante sur l’utilisation des nouvelles technologies comme le principal obstacle empêchant leur secteur d’en tirer pleinement parti. Le Royaume-Uni et l’Espagne doivent apporter des améliorations significatives avec 34 % et 33 % des participants identifiant ce problème.

Selon Hans Dummer, « des efforts supplémentaires doivent être faits pour combler le fossé entre les décideurs et les élèves, mais la bonne nouvelle est que les établissements scolaires sont de plus en plus ouverts à l’introduction de technologie dans les classes. Pour vous donner un exemple, de nombreuses écoles européennes ont déjà adopté des outils de communication visuelle comme les projecteurs interactifs pour améliorer l’apprentissage collaboratif. C’est une compétence primordiale dans les environnements professionnels d’aujourd’hui, orientés vers la collaboration. »

Dans un monde en constante évolution, il est essentiel que notre système éducatif prépare les jeunes apprenants aux défis qu’ils devront relever, que ce soit sur leur lieu de travail ou dans leur vie quotidienne. En adoptant une approche plus proactive et en modifiant la culture de l’éducation européenne pour qu’elle prône l’adoption des nouvelles technologies le plus tôt possible, nous pourrons avancer à grands pas. Mais ce n’est qu’en plaçant la technologie adéquate entre les mains des enseignants et des apprenants, et en leur donnant la possibilité d’utiliser ces solutions

[1] Étude ICILS (IEA International Computer and Information Literacy Study)