Les professionnels de santé pensent que les technologies apporteront des avancées significatives à la profession mais que des obstacles existent encore

74 % des professionnels de santé en France sont préoccupés par le temps nécessaires à l’apprentissage des nouvelles technologies dans la profession et 78 % par le coût nécessaires à leur maîtrise.

Les professionnels de santé pensent que les technologies apporteront des avancées significatives à la profession mais que des obstacles existent encore

Près de la moitié pense qu’avec l’apport de ces technologies, les patients devront accepter une perte de confidentialité pour des soins

Un monde où chacun dispose d’un meilleur accès à la santé et bénéficie de traitements sur mesure  est désormais envisageable. Selon une récente étude européenne d’Epson, 64 % des personnes travaillant actuellement dans le secteur de la santé  sont positifs [1] lorsqu’ils évoquent les avantages que la technologie et un meilleur accès aux données peuvent apporter aux professions médicales. Mais, tandis que 67 % des interrogés (73 % pour la France) pensent que la confidentialité des données peut entraver la mise en œuvre de la technologie, 47 % (40 % pour la France) s’accordent à dire qu’une perte de confidentialité des données reste un compromis acceptable si elle permet d’améliorer les diagnostics et les traitements. Cependant, cela n’est pas le seul obstacle mentionné. Les professionnels de santé  se montrent plus préoccupés par le temps et les coûts nécessaires pour se préparer à ces  futures technologies et aux opportunités qu’elles offrent.

L’étude, qui a testé le taux d’adhésion  aux préconisations soumises par les 17 spécialistes de l’industrie  aux 7 000 salariés européens à plein temps, dont 1 200 professionnels du secteur de la santé, a révélé que des technologies telles que l’impression 3D, la robotique, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle apporteraient des avantages substantiels dans la vie des professionnels et des patients. « Jamais la nécessité d’accélérer l’adoption des nouvelles technologies n’a été aussi pressante dans le secteur de la santé », déclare le PDG d’Epson, Minoru Usui. « Avec le poids de plus en plus lourd que représentent les maladies chroniques et l’augmentation du vieillissement des populations, nous devons transformer le secteur de la santé pour le faire passer d’une politique de traitement des maladies à une ère qui privilégie la prévention, ce qui marquera une nouvelle étape pour un secteur qui se fonde sur les diagnostics et les traitements. »

72 % des professionnels de santé s’accordent à dire que l’impression biologique, organique et 3D permettraient de réduire les temps d’attente des traitements chirurgicaux et 70 % indiquent également qu’elles augmenteraient les chances de succès des actes chirurgicaux et des traitements.

En ce qui concerne la chirurgie, la réalité augmentée a été décrite comme révolutionnaire par la moitié des personnes interrogée, avec 45 % (41 % pour la France) qui s’accordent à dire qu’elle révolutionnerait la formation en chirurgie. Les personnes interrogées ont également reconnu que les robots avaient leur place aux côtés des êtres humains. En effet, 34 % (28 % pour la France) indiquent que les soins pourraient être prodigués par des robots, ce qui laisserait plus de temps aux professionnels de santé de s’adonner à des tâches plus épanouissantes. Ce temps supplémentaire pourrait être utilisé pour un meilleur accès aux données des patients car, pour 72 % des personnes interrogées, cela permettrait d’améliorer les soins. En outre, cela favoriserait le partage de connaissances grâce à la collaboration virtuelle et à l’accès à distance.

En plus des préoccupations liées à la confidentialité des données et aux défis de coûts et de temps, l’étude a également souligné des obstacles en matière d’éthique avec 65 % (71 % en France) de personnes qui s’inquiètent à ce sujet et en matière de responsabilité «en cas de problème» avec 70% (77 % en France) qui pensent que ça pourrait retarder la mise en œuvre des nouvelles technologies. « En tant qu’entreprise, Epson s’engage à faciliter une évolution technologique positive en développant des solutions qui rendront les personnels de santé plus efficaces et plus productifs », déclare le PDG d’Epson, Minoru Usui. « Nos technologies de pointe, comme les lunettes à réalité augmentée, la robotique, l’imagerie et les technologies d’impression, sont destinées à offrir les meilleurs résultats au secteur de la santé».

À propos de l’étude

Cette étude a été réalisée en deux phases par FTI Consulting. La première phase a consisté en des entretiens téléphoniques qualitatifs avec 17 futuristes mondiaux et experts européens de différents secteurs entre le 22 septembre et le 19 octobre 2016 afin d’obtenir des prévisions et de développer des hypothèses sur le futur du lieu de travail et l’évolution de l’emploi de salariés d’ici à 2025. La deuxième phase consistait en une enquête en ligne quantitative réalisée par l’équipe Strategy Consulting & Research de FTI Consulting entre le 2 et le 13 décembre 2016. Les personnes interrogées comprenaient des employés à plein temps issus de cinq principaux secteurs (entreprise, industrie, éducation, santé et commerce) au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Les entretiens ont été réalisés dans leurs langues respectives.

Un total de n = 7 016 salariés à temps plein ont répondu à l’enquête. La répartition des sondés dans chaque pays est la suivante : Royaume-Uni (1 329), France (1 308), Allemagne (1 427), Italie (1 526) et Espagne (1 426). La répartition des sondés dans chaque secteur est la suivante : entreprise (2 051), industrie (1 519), éducation (1 090), santé (1 215) et commerce (1 139).

La marge d’erreur d’un échantillon n = 7 016 sondés est de +/- 3 % avec un intervalle de confiance de 95 % du standard de l’industrie. Veuillez noter que la convention standard d’arrondissement a été appliquée et que, par conséquent, le total peut ne pas correspondre à 100 %.

Pour en savoir plus sur la méthodologie de recherche ou les services d’étude de marché de FTI Consulting : Market.Research@fticonsulting.com

Experts européens spécialistes du « Futur »interrogés

  • Jonathan Reynolds, directeur de l’Oxford Institute of Retail Management (OXIRM), professeur agrégé en Marketing commercial et doyen adjoint de l’école de commerce Saïd Business School
  • Howard Saunders, consultant expert spécialiste des Tendances dans le domaine du commerce, Twenty Second & Fifth
  • Dave White, responsable de l’apprentissage des technologies, Université des arts de Londres
  • Russel Stannard, spécialiste de l’éducation et fondateur de www.teachertrainingvideos.com 
  • Professeur Darwin Cadwell, directeur de recherche à l’Institut italien de technologie de Gênes et président du département  Robotique et automatisation de l’IEEE (UKRI)
  • Professeur Alain Bernard, directeur de recherche au Laboratoire IRCCyN, vice-président de l’AFPR, vice-président du WG5.1 d’IFIP, membre du Conseil CIRP en France
  • Clive Hickman, directeur général du Manufacturing Technology Centre
  • Christopher Barnatt, expert spécialiste du Futur, ExplainingTheFuture.com
  • Gerd Leonhard, consultant expert, The Future Agency
  • Ben Hammersley, journaliste, technicien, expert du Futur
  • Brice Le Blévennec, directeur général d’Emakina
  • Clinton Wingrove, expert spécialisé du Futur et des ressources humaines
  • Dr Bertalan Mesko, expert spécialisé du Futur et fondateur de The Medical Futurist
  • Giuliano Noci, professeur
  • Richard Webber, professeur
  • Dr Tobias Gantner, expert spécialisé du Futur dans le secteur de la santé, HealthCare Futurists GmbH
  • Mariano Corso, responsable scientifique